
Un musicien, un organiste carolorégien...
Albert Gossiaux, né à Dampremy, fut professeur en académie à l'époque d'Adolphe Biarent.
Fils de musicien, son père, Victor, professeur au Conservatoire de Charleroi (contrebasse et yiolon) lui donne ses premières leçons à l'académie de Charleroi. Consellé par Adolphe Biarent qui lui fait faire ses premiers pas dans la composition musicale.
Il entre à l4 ans au conservatoire royal de Bruxelles. Premier prix de solfège supérieur en 1916, premier prix d'histoire de la musique et de culture générale avec distinction en 1922, premier prix harmonie théorique (1918) et pratique, premier prix de contrepoint (1921) et premier prix d'orgue (1925), il est diplômé avec distinction par le gouvernement pour enseigner la musique dans les écoles moyennes et athénées royaux (1935).
Il se dirige vers l'enseignement musical mais, à regret, le cours d'orgue n'existe pas dans les académies du bassin de Charleroi.
Durant plus de 40 ans, il est chargé des cours de solfège, pianos aux académies de Couillet, Courcelles, et Jumet et d'harmonie au Conservatoire de Charleroi ainsi qu'à l'académie de Marchienne-au-Pont.
De 1923 à 1926, il est professeur de piano et de solfège de l'école de musique de Tamines.
Membre de la SACEM dès 1924, il devient professeur de piano à l'école de musique communale de Jumet (1925), d'harmonie au Conservatoire de musique de Charleroi (1926), de solfège et d'harmonie à l'académie régionale de Courcelles (1926), de piano à l'école de musique de Couillet (1927) et à l'académie de musique de Marchienne-au-Pont (1944).
Dès le début de sa carrière, lors de nombreux récitals et concerts, il accompagne au piano des artistes comme Georges Béthume, Claire Hans, Robert Bourton, Lucien Van Obergh ou Constant Ansiaux.
Il participe également aux messes festives, par exemple, de Saint-Eloi auxquelles il participe à l'orgue de I'église de Monceau-Sur-Sambre, à l'initiative de la direction des A.M.S. (Aciéries métallurgiques de la Sambre) ainsi que les soirées musicales organisées par certains comités, entre autres celui de la ligue des Amis des écoles officielles de Marcinelle-Villette.
Durant de nombreuses années, il accompagne des « grands noms » de l'époque : Henry Duray, Thérèse Baudy, André Lahaye, Fernand Lemaire, Jacqueline Robert, Robert Mathieu, Hélène Cartry, François Bara, Jacques Tayles (père) ...
A la veille de la libération, il tient les orgues de l'église la Ville Basse à Charleroi où retentirent dans I'allégresse les hymnes nationaux des Alliés.
Durant ses loisirs, il se consacre à l'écriture et compose plus d'une centaine d'oeuvres.
Lors de l'inauguration des classes de neige de Marcinelle en montagne sous le majorat de Lucien Harmegnies, sont créées la Marche des classes de neige et l'hymne de Marcinelle-en-montagne avec la participation des choeurs d'enfants des écoles et de l'orchestre symphonique Pro Arte, à l'hôtel de ville de Marcinelle.
Choral majestueux et Choral élégiaque ont été régulièrement interprétés par le grand orchestre d'harmonie de la Musique des Guides et joués maintes fois à Bruxelles, à Charleroi.
Cette dernière œuvre figurait également au répertoire par le Grand Orchestre d'Harmonie de la Ville de Charleroi (Wallonie en Harmonie), formation instrumentale qui avait ses quartiers au sein de notre académie.
